
PSYCHANALYSTE À PARIS 8 - EN CABINET ET À DISTANCE

Pourquoi faire une psychanalyse ?
Certaines difficultés ou certaines périodes de vie peuvent nous amener à questionner notre existence, nos choix, nos comportements et notre histoire personnelle. Ces moments de fragilité peuvent devenir une opportunité d’avancer autrement, de mieux comprendre nos failles et de donner du sens à ce que nous vivons.
Les motifs de consultation sont divers et chaque souffrance est singulière et porte une signification propre.
Lorsque le mal-être impacte la vie quotidienne, les relations et l’équilibre personnel, l’analyse permet alors de mettre des mots sur la souffrance, d’en explorer l’origine et d’amorcer un processus de libération psychique, un apaisement et une transformation durable.
"Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d’eux."
- René Char
Sigolène Boyer
Je suis psychanalyste à Paris, instalée en cabinet dans le 8e arrondissement.
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Ma pratique s’inscrit dans une approche psychanalytique, qui vise à permettre au patient de mettre des mots sur ce qu’il traverse, de mieux comprendre ses mécanismes psychiques et de trouver un nouvel équilibre. Les séances offrent un espace de parole libre, respectueux du rythme et de l’histoire de chacun.
Questions fréquemment posées
La psychanalyse est une méthode thérapeutique fondée sur la parole et l'exploration de la vie psychique inconsciente. Elle vise à mettre au jour les conflits inconscients qui influencent les pensées, les émotions et les comportements. Contrairement à une approche centrée uniquement sur les symptômes, elle cherche à en comprendre les causes profondes afin de favoriser des changements durables.
La psychanalyse s'adresse aux personnes qui souhaitent dépasser un mal-être persistant, des difficultés relationnelles, des blocages ou des schémas de répétition. En prenant conscience des mécanismes inconscients à l'œuvre, il devient possible de dénouer les conflits psychiques à l'origine de la souffrance et de retrouver une plus grande liberté intérieure.
Différents motifs ou symptômes peuvent conduire à rencontrer un(e) psychanalyste :
Des difficultés personnelles (divorce, deuil, échec dans les relations amoureuses, solitude...),
Des difficultés professionnelles (souffrance au travail, stress, burn out, harcèlement, perte de sens...),
Une souffrance psychique,
Une dépression,
Des phobies,
Des angoisses,
Des blocages,
Des troubles alimentaires,
Des insomnies,
Des difficultés relationnelles
Un mal être (un malaise diffus, un sentiment d'épuisement, une souffrance dont on n'arrive pas à identifier l'origine),
Un désir de mieux se connaître, de questionner ses choix ou son parcours.
La psychanalyse souffre souvent d'une image réductrice : celle d'un patient allongé sur un divan qui parle librement pendant qu'un analyste silencieux l'écoute. Cette représentation est pourtant loin de refléter ce qui se passe réellement dans une cure analytique.
L'analyste ne se contente pas d'entendre ce qui est dit. Il prête attention aux répétitions, aux silences, aux lapsus et aux hésitations, puis intervient, ponctue et interprète afin d'accompagner le patient dans un travail d'élaboration. L'objectif n'est pas seulement d'apaiser une souffrance immédiate, mais d'en comprendre les mécanismes et de mettre en lumière ce qui se répète à l'insu du sujet.
Contrairement aux approches qui visent avant tout la disparition rapide des symptômes, la psychanalyse cherche à en comprendre le sens. Ce travail demande du temps et un engagement personnel, mais il permet souvent une transformation durable du rapport à soi, à son histoire et à ses symptômes. La parole devient alors un véritable outil de transformation.
Si les neurosciences et l'intelligence artificielle apportent des connaissances précieuses sur le fonctionnement du cerveau, elles ne peuvent remplacer le travail analytique, qui repose sur la singularité de chaque sujet et sur la place du langage dans son histoire.
La psychanalyse demeure ainsi une pratique contemporaine qui considère que chaque souffrance est unique et qu'aucune solution standard ne peut répondre à toutes les situations. Elle n'offre pas de solution toute faite. Elle ouvre un espace où chacun peut progressivement élaborer sa propre réponse face à ce qui le fait souffrir.
C'est sans doute ce qui explique, plus d'un siècle après sa naissance, qu'elle continue de susciter autant d'intérêt auprès des praticiens comme des patients.
Le rôle du psychanalyste est d'offrir un espace d'écoute, de parole et de réflexion, dans un cadre confidentiel et bienveillant. Il n'a pas vocation à éduquer, conseiller ou convaincre, mais à accompagner le patient dans l'exploration de sa vie psychique.
À travers la parole, le psychanalyste aide chacun à retrouver ses propres capacités de penser, de comprendre et d'agir, en mettant progressivement au jour les conflits inconscients à l'origine de certaines souffrances ou blocages.
Dans un quotidien où les espaces d'écoute véritable se font de plus en plus rares, la psychanalyse offre un temps dédié à la parole, sans jugement ni attente de performance. Le simple fait de pouvoir mettre en mots ce qui entrave peut déjà constituer un premier apaisement et ouvrir la voie à un travail de transformation plus profond.
Pour choisir un psychanalyste vous pouvez regarder sa formation (diplômes universitaires) et son appartenance à une société psychanalytique reconnue (par exemple Espace analytique, la SPP, l'APF ou l'ECF). Si cela est possible, il peut être intéressant d'en rencontrer deux ou trois afin de choisir celui qui convient. Rappelons qu'avant d'exercer un analyste doit avoir lui-même réalisé une longue analyse personnelle et connaître son fonctionnement psychique. Il possède une solide formation théorique et fait partie d'une ou plusieurs associations psychanalytiques. Au début de sa pratique il est supervisé par un analyste expérimenté. Puis, il continue à se former tout au long de sa carrière en participant à des séminaires, colloques, groupes cliniques, lui permettant d'échanger avec ses pairs.Â
Les entretiens préliminaires
La cure psychanalytique débute par des entretiens de face à face, appelés entretiens préliminaires, afin de cerner si un travail analytique est possible.
Le travail sur le divan
Le patient pourra ensuite être invité à s’allonger sur un divan, dans un délai plus ou moins long en fonction de chacun.
Une position qui favorise la parole
Cette position favorise la détente en supprimant les tensions engendrées par le regard de l'analyste, mais n'est pas obligatoire pour effectuer un travail psychanalytique.
Séances à distance
Dans certains cas, les séances peuvent se dérouler au téléphone ou en vidéo.
La guérison en analyse est toujours singulière, et donc impossible à normaliser. Comme elle se définit au cas par cas, le psychanalyste doit donc savoir se réinventer à chaque cure et s'adapter à la personne qui vient le voir. Il doit inventer avec chaque analysant son rapport à la psychanalyse et son rapport à la guérison. Il n'y a pas de savoir inconscient préexistant, c'est la parole de l'analysant qui le fait advenir. En ceci, le psychanalyste s'inscrit en opposition aux mouvements scientifiques qui de plus en plus souhaitent soumettre le vivant à la règle du prédictif. L'analyste doit donc être capable à chaque séance d'écouter la singularité et l’inventivité d’un événement énonciatif lorsqu’il se produit.
En outre, pour que l’analyse soit possible, l’analyste doit suspendre son mode de vouloir pour l’autre. Que celui-ci pense en termes de changement est une posture plus appropriée que de vouloir guérir. Pour que des effets thérapeutiques soient obtenus, il faut donc laisser de côté les préoccupations soignantes directes et prendre en compte le sujet humain dans sa totalité.
L'analyste ne va donc pas chercher pas en première intention à supprimer le symptôme (qui risquerait en outre de se déplacer ailleurs) mais plutôt à l'écouter, à écouter ce qu'il a à dire, en tant qu'il serait la voix de l'inconscient. C'est lorsque le patient pourra entendre ce que son symptôme a à lui dire qu'il pourra le faire chuter et se débarrasser de la souffrance, des empêchements, des répétitions ou des blocages qui lui étaient liés.
En 1912, Freud énonce « la règle fondamentale psychanalytique, selon laquelle on doit communiquer sans critique tout ce qui vous vient à l'esprit ».
Il la précisera en 1913 :
« Votre récit doit pourtant sur un point se différencier d'une conversation habituelle. Alors que d'ordinaire vous essayez à bon droit de maintenir dans votre présentation le fil de la cohérence et que vous écartez toutes idées incidentes et pensées adventices perturbantes pour ne pas, comme on dit, discourir à perte de vue, vous devez ici procéder autrement.
Vous observerez que pendant votre récit vous viendront diverses pensées que vous aimeriez repousser en recourant à certaines objections critiques. Vous serez tenté de vous dire : Telle ou telle chose ne relève pas ici du sujet, ou bien elle est dénuée de toute importance, ou bien elle est dénuée de sens, et on n'a donc pas besoin de la dire. Ne cédez jamais à cette critique et dites la chose malgré tout, cela précisément parce que vous éprouvez une aversion à le faire. La raison de cette prescription - à vrai dire la seule que vous deviez suivre -, c'est plus tard que vous l'apprendrez et saurez la comprendre.
Dites donc tout ce qui vous passe par l'esprit. Conduisez-vous par exemple à la manière d'un voyageur, assis côté fenêtre dans un wagon de chemin de fer, qui décrit à quelqu'un d'installé à l'intérieur le paysage se modifiant sous ses yeux. ».
Le confinement du printemps 2020 a obligé les psychanalystes à modifier leurs pratiques. Beaucoup ont accepté d'effectuer des séances à distance, par téléphone ou en visioconférence, pour continuer à suivre leurs patients pendant cette période difficile. Ces pratiques ont permis de s'adapter à des circonstances exceptionnelles et de ne pas laisser des personnes en souffrance.
Il est certain que la thérapie en ligne fonctionne mieux quand elle a démarré en présentiel et qu'une relation transférentielle est déjà établie. Mais il est possible de commencer une thérapie par internet ou téléphone, si le cadre est bien défini dès le départ. Le principal évidemment est de conserver la plus stricte fidélité à la pensée clinique psychanalytique. Il est aussi essentiel que soit évalué si l'analyse à distance est possible ou contre-indiquée cliniquement (en fonction de la pathologie), ou en fonction des conditions de vie.
Bien sûr des inconvénients existent. Le téléphone ou la vidéo consultation privent des éléments non verbaux et sensoriels que l'on a en cabinet. D'un autre côté, pour certains patients, la non-présence physique de l'analyste dans la pièce peut avoir un effet désinhibant et permettre de dire des choses qui n'avaient pu être dites auparavant. En outre, la téléconsultation peut aussi permettre à certaines personnes, qui n'auraient pas osé franchir la porte d'un cabinet de psychanalyste, de consulter. Et ce qui peut être parfois un inconvénient avec les adultes, peut être un atout avec des adolescents par exemple qui ne se sentiront pas dans la situation inégalitaire induite par un cadre plus classique.
L'obstacle principal est l'impossibilité d'avoir un endroit où s'isoler si l'on vit à plusieurs et donc le risque d'absence de confidentialité. Pour qu'une séance soit fructueuse, il est important de pouvoir tout dire, sans se censurer. Si la personne craint d'être entendue, ce peut être un frein au déroulement de la séance, frein qui bien évidemment n'existe pas dans le cabinet de l'analyste.
L'important est, de toutes façons, de pouvoir s'adapter à chaque cas et de rester dans une logique singulière. Ces changements de pratique ne conviennent pas à tous. Et c'est à chaque analyste de se régler sur des principes éthiques pour que l'opération analytique puisse avoir lieu.Â
Les psychiatres sont des médecins qui se sont spécialités en psychiatrie. Ils peuvent à ce titre prescrire des médicaments.Â
Les psychologues sont titulaires d'un master 2 de psychologie, Ils peuvent être notamment psychologues du travail, psychologues scolaires, psychologues cliniciens.
Certains psychiatres et certains psychologues peuvent également être psychanalystes, s'ils ont été formés par une société psychanalytique et s'ils y sont affiliés.
Les psychanalystes doivent répondre à une triple exigence de formation : avoir fait une analyse personnelle de plusieurs années, être supervisés au début de leur pratique par un psychanalyste expérimenté et suivre un enseignement théorique tout au long de leur carrière (séminaires, colloques, journées d'études... ). A cette condition, ils peuvent être inscrits dans les annuaires des sociétés ou associations psychanalytiques. Ils sont souvent également titulaires d'un ou plusieurs diplômes universitaires.
Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont des thérapies brèves et directives dont le but est l'apprentissage de nouvelles façons de faire afin de se départir de celles qui font souffrir. Elles sont pratiquées par des psychologues ou des psychiatres. L'accent est mis sur le symptôme à supprimer en acquérant de nouveaux apprentissages selon des objectifs déterminés par le thérapeute. Entre les séances, des tâches sont prescrites.
Pour la psychanalyse, le symptôme est déjà une tentative de guérison et porteur de sens. Il convient donc de l'interroger car il exprime un conflit psychique inconscient. La cure psychanalytique va rendre leur sens aux symptômes, permettant ainsi le soulagement de la souffrance psychique. En outre, elle va permettre une meilleure connaissance de soi et des remaniements psychiques en profondeur.
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CABINET
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Du lundi au vendredi, sur rendez-vous
